Projets des artistes pour ARTère
Commune de Meyrin (Suisse)

11.05 - 11.09.2011
















































































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Les Frères Chapuisat, Point de vue naturel

Ici pour ARTère, à l’abri entre les arbres, la paroi de miroirs divise le reflet en jouant avec le vent. La multitude de reflets compose une image globale déconstruite proposant des points de vue en perpétuels changements.








































































Archives 2011

ARTère, parcours artistique sur un chantier public, Commune de Meyrin

Communiqué de presse ARTère











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Les Frères Chapuisat, Point de vue naturel, ARTère, Meyrin, 2011

Les Frères Chapuisat, Point de vue naturel, ARTère, Meyrin, 2011


Les Frères Chapuisat, Point de vue naturel, ARTère, Meyrin, 2011

Céline Eléonore Froidevaux, Ciel où vas-tu ? (huit bassins miroirs)
Les travaux de l’artiste interrogent les rapports entre le mouvement et l’espace architectural quotidien. Ici, comme dans une flaque d’eau dans laquelle on pourrait observer le reflet d’un immeuble, l’artiste joue à recréer au moyen de photographies prises en « contre-plongée » de faux reflets d’immeubles. Et par ce phénomène de renversement vertical, elle établit un lien entre la chute de l’eau de pluie, des toitures vers les canalisations.


Christophe et Cyril Kobler, Le pluviomètre entre ciel et terre
Cette intervention travaille sur le cycle de l’eau en milieu urbain. Elle met à sa manière en évidence la nécessité des infrastructures d’assainissement dans un environnement imperméable.
Alors que le chantier regarde vers le bas, nous avons choisi, disent-ils, de nous arrêter à l’interface du ciel et de la terre. Le pluviomètre invite le spectateur à lever les yeux, là où 80 entonnoirs captent les eaux de pluie et la retiennent, dans un cylindre gradué.Le pluviomètre éclairé la nuit prend des allures fantasmatiques et son esthétique technique laisse place à la magie.
Perfomance : le 11 septembre, à 16 heures, l’eau de pluie récoltée sera déversée. Elle cheminera jusqu’aux grilles du sol, mettant ainsi en évidence, d’une manière ludique et didactique, le parcours effectué par les eaux de pluie.


Michèle Lechevalier, Les Pousse-tubes
A 15 mètres sous terre, des équipes de quatre ouvriers assemblent des tubes pour construire des conduits de 1,50m à 2,50m de diamètre qui relient les puits de forage. Les équipes sont composées d’un foreur et de trois ouvriers. Deux des ouvriers sont avec le foreur et un troisième reste dehors pour la sécurité et l’évacuation du gravier compact hors du puits. En réponse au chantier d’assainissement, Michèle Lechevalier a choisi de photographier ces hommes sur leur lieu de travail et de leur donner la parole dans la langue maternelle.


Ursula Mumenthaler, Le chemin des eaux
Pour ARTère, Ursula Mumenthaler visualise le parcours du « réseau d’assainissement » par une ligne bleue de 5cm de largeur, interrompue à intervalles réguliers par des photographies d’eau, collées au sol. Ces photos prises en vue plongeante sont imprimées sur des films plastiques de formes rondes inspirées des couvercles de canalisation.


Julia Sorensen et Pierre-Louis Chantre, Claires, usées
Les artistes mettent en oeuvre un dispositif qui vise à lier de manière ludique la fonction des travaux et le quotidien des habitants : les mots et morceaux de phrases sont inspirés tant par les travaux eux-mêmes que par les situations relatives à l’usage des eaux claires et des eaux usées que le chantier travaille à séparer. Les assemblages de mots peuvent jouer avec ces situations et les détourner, générer des images fortes ou conduire à des sens inattendus. Raconter des histoires. Imprévisibles, poétiques, parfois absurdes et parfois simples, elles peuvent faire rire ou rêver. Visibles de loin, construites avec un nombre volontairement limité de mots, les associations verbales changeront tous les mois afin d’explorer au maximum les variations sémantiques offertes par ce dispositif.


Luc Mattenberger, Baladeuse
L’intervention Baladeuse prend l’aspect d’une grande lampe de chantier mobile aux airs d’astre céleste échoué dans la cité. Contractant deux idées de la lumière - naturelle et artificielle - l’installation cherche à mettre en lumière ces galeries qui se percent sous les pieds des citoyens de la commune et plus largement à révéler les profondeurs de notre fragile terre. Entre une possible fonction d’objet utilitaire qu’elle pourrait revêtir en cas d’urgence grâce à sa proximité directe du puits d’accès, et son rôle d’oeuvre d’art sans emploi immédiat, Baladeuse est une oeuvre ouverte et une invitation au dialogue. Les ouvriers allumeront baladeuse dès qu’ils quitteront le chantier et l’éteindront au matin à la reprise du travail. Oeuvre visible et éclairée le soir du 11 au 21 de chaque mois.


Jean Stern, Traits pour Traits ou les fleurs en plastique
En réponse à la présence souterraine du chantier d’assainissement, Jean Stern propose d’en rendre visible le stéréotype : les tuyaux.Il s’agit de ne presque rien ajouter, pas vraiment de sculpture singulière, presque pas de formes nouvelles. Rien que ce que le chantier et son environnement peut recéler, disposé en un autre ordre : du matériel en stock, additionné d’autres couleurs, et de quelques récits meyrinois discrètement diffusés.